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Vous le savez les mesures prises dans le cadre de la pandémie liée au Covid 19 nous ont empêchés de tenir nos réunions de lancement d’année, sauf celle du pays d »Auray qui a eu lieu avant l’arrêté préfectoral. Vous avez donc été privés des commentaires de notre Aumônier diocésain Hervé Dubois.

. Pour compenser partiellement ce manque, vous avez ci-dessous un de ses textes.                           Bonne lecture, portez-vous bien et restez dans l’Espérance. HC

 

La Santé.

« La santé est un mouvement d’adaptation : elle est capacité de s’adapter à un environnement qui change : capacité de grandir, de vieillir, de guérir, parfois au besoin de souffrir, et, finalement, d’attendre la mort en paix. »

. Cette définition modeste, qui intègre une dynamique, regarde la mort en face, et ne fait pas de la jeunesse et de la santé ( celle que l’on voit rayonner chez les personnages des affiches) les critères de toutes les santés, plaît davantage aux chrétiens que la définition naïve de l’Organisation mondiale de la santé, pour qui la santé est un « complet de bien-être physique, mental et social ».

. De tout temps et partout, les chrétiens ont attaché une importance considérable à la santé : ils sont innombrables, encore aujourd’hui en France, ceux qui se consacrent à ce « mouvement d’adaptation ». Congrégations religieuses vouées aux soins hospitaliers ou à domicile, congrégations spécialisées, pour les handicapés, aide sociale, animateurs de rue, éducateurs de marginaux, tierce personne pour personnes âgées sont des dizaines de milliers.

. Cet attachement à la santé s’explique par ce goût de la vie, de la vie toute entière, corporelle et spirituelle que les chrétiens découvrent dans l’évangile : « la gloire de Dieu, disait à l’orée du christianisme Saint Irénée, c’est l’homme vivant ». Et l’enseignement du Christ a poussé les chrétiens à favoriser cette vie là où elle est le plus menacée, c’est-à-dire chez les pauvres et les malades.

. Cela dit, les chrétiens du monde la santé perçoivent aujourd’hui pour la plupart les limites d’un système paternaliste de la santé. « Soyez malades, nous ferons le reste » leur semble une formule avilissante pour la dignité de l’homme et beaucoup seraient d’accord avec la commission de la santé du 7ème plan lorsqu’elle déclare : « Chacun est maître de sa santé et doit exercer sa responsabilité en la matière, après y avoir été invité et formé par une éducation sanitaire adaptée. »

. Beaucoup, et l’assemblée plénière des évêques de France à Lourdes (de 1981 et 1982) en étudiant les problèmes de la santé l’a bien montré, sont en même temps attentifs aux difficultés d’adaptation dues aux situations sociales : la santé de l’homme a aussi des remèdes relevant de l’ordre politique. Hervé Dubois